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Galileo-Galilei, ou l’authenticité du rock alternatif Japonais.

Provenant tout droit du Japon (plus précisément d’Hokkaido) et s’étant approprié le nom d’un célèbre savant du XVIIᵉ siècle, « Galileo Galilei » est un trio classé dans la catégorie « indie rock », ou « rock alternatif ».

Composé de Yuuki Ozaki, au chant et à la guitare, de Kazuki Ozaki – son petit frère -, à la batterie, ainsi que d’Hitoshi Sakou, à la basse, le groupe s’est formé en 2007 et a débuté officiellement en 2010, sous le label SME Records, commençant sa carrière avec la sortie d’un mini-album, nommé « ハマナスの花 » (Hamanasu no Hana).

Malgré plusieurs chamboulements au sein de la formation, notamment concernant les membres, les jeunes artistes sont parvenus à conserver une continuité presque déconcertante dans leur travail, faisant preuve de toujours plus de rigueur. Au premier coup d’œil, ou plutôt d’ouïe, il est difficile de différencier leurs anciennes œuvres de leurs créations les plus récentes, toutes étant d’un très bon niveau et véhiculant leur « signature » particulièrement reconnaissable.

Le trio japonais a opté pour un style global que l’on pourrait qualifier de « basique », et qui, évidemment, contraste de façon saisissante avec le côté « paillettes et superficialité » si caractéristique de leur milieu. Alors, fort d’un visuel des plus épurés (généralement, leurs tenues de scènes sont composées de sweats, ou de tee-shirts, assortis de jeans et de baskets), le groupe déborde de sincérité et d’authenticité, dont leurs compositions sont empreintes.

Les musiciens n’ont d’ailleurs hésité pas à enregistrer des versions acoustiques de leurs chansons en pleine nature, seulement armés d’une guitare et d’une application smartphone, comme le feraient de bons amis ou « monsieur tout le monde ».

Ainsi, « Galileo Galilei » nous envoûte dès les premières notes. Grâce à la douceur, presque aérienne, de sa musique, nous nous égarons sans concessions dans son univers : complexe, il mêle des ressentis opposés comme la tristesse et la joie, porte au pinacle l’importance du moment présent, et véhicule la mélancolie engendrée par le passé… En clair, impossible d’être fatigué de la simplicité du groupe, qui sait raconter la vie avec légèreté et la présenter sous son meilleur profil.

Le talent de la formation a su séduire le public, preuve en étant le titre « Aoi Shiori », qui comptabilise plus de 3 millions de vues et que l’on retrouve, d’ailleurs, dans l’anime « Ano hana ». Ne s’agissant pas du seul morceau que « Galileo Galilei » a prêté à la « Japanimation », nous pouvons également citer « Climber », utilisé comme ending de l’anime « Haikyuu !! 2 », ou encore «明日へ » (Asu he), qui est l’opening de l’anime « Gundam AGE ».

Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin, et « GG » n’échappe pas à la règle : en 2016, le trio annonce sa séparation, donnant son dernier live au Budokan le 11 octobre de la même année.

Avec 8 albums et 11 singles à son actif, tous aussi merveilleux les uns que les autres, le groupe a su laisser sa marque, et pas des moindres ! Nul doute que, malgré le temps qui passe, ses fans continueront de les diffuser en boucle, sans jamais s’en lasser.

Sources :
https://www.facebook.com/galileogalileiofficial
https://myanimelist.net/people/12557/Galileo_Galilei
http://www.galileogalilei.jp/disco/