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La K-POP et le 7ème Art

La « KPop », ce style musical bien connu dominant dans son pays d’origine, ne se limite pas au milieu de la chanson, et ne cesse, afin de toucher toujours davantage de consommateurs, d’étendre son influence à divers domaines. Parmi ceux-ci, l’on retrouve le cinéma, notamment les « dramas », de courtes séries comptant en moyenne une vingtaine d’épisodes. Le 4ème art est donc ici associé au 7ème, et même si cela nous semble évident, il s’avère que l’industrie de la Pop Coréenne fait de cet assemblage un véritable tremplin marketing.

UNE PRÉSENCE MUSICALE

Rien d’étonnant, puisque le même type de phénomène peut s’observer au sein de notre société, néanmoins, la « Kpop » est abondamment mise en avant en tant que « soundtrack » en ce qui concerne les dramas et les films. Les mélodies, intemporelles et très souvent romantiques, sont parfaitement adaptées au contexte de l’œuvre cinématographique à laquelle elles sont rattachées, et en deviennent généralement les musiques emblématiques.

commitment

Les compositions, ordinairement écrites à cet effet, sont interprétées par des personnalités reconnues, et sont alors doublement efficaces : non seulement, elles attirent les admiratrices et admirateurs du chanteur ou de la chanteuse en question, augmentant la visibilité du programme, mais elles permettent aussi de faire connaître l’artiste à un public différent.

À titre exemple, citons « Chen », l’un des membres du populaire boysband « EXO », avec son titre « 최고의 행운 » (« Best Luck ») tiré du drama « 괜찮아 사랑이야 » (« It’s ok, that’s love »).

UNE PRÉSENCE PHYSIQUE

L’industrie ne se contente pas d’utiliser la musique : pour faire bonne mesure, elle la renforce d’une présence physique. Il n’est pas rare (en réalité, il est même commun) de voir des idoles se muer en acteurs. Leur image de créatures parfaites s’en retrouve bonifiée, car ils sont alors considérés comme aussi bons sur scène que sur un plateau de tournage. Il s’agit là d’une sympathique manière de ravir les fans, qui ont la possibilité de voir leur modèle sous un autre angle, et dans la peau d’un personnage plus « humain », plus accessible, qui, en somme, leur ressemble.

kpopfilmPour reprendre l’exemple cité plus haut, le jeune « Chen » (« EXO ») a été assigné à la partie musicale du drama « It’s ok, that’s love », tandis que « D.O », un membre du même groupe, a été choisi pour faire partie du casting en tant que protagoniste secondaire.

Et il s’agit d’un schéma courant. « TOP » (« Bigbang ») dans « Commitment », « Jaejoong » (« JYJ ») dans « Postman to Heaven », « BoA » dans « Make Your Move »… La liste, déjà très imposante, se rallonge chaque année. L’alliance des deux arts semble fonctionner à merveille, et est loin de s’essouffler.

Dans certains cas, ce salmigondis artistique est même poussé à l’extrême, comme pour le drama « To the beautiful you » dont le casting est envahi par la « SM Entertainment », qui donne à deux de ses artistes, « MinHo » (« SHINee ») et « Sulli » (ex- « F(x) »), les rôles principaux.

Si cela paraît déjà très gros, le label ne s’arrête pas là, et va jusqu’à intégrer au scénario ses petits derniers : à l’époque, il s’agit de « EXO », dont les membres seront figurants tout au long du tournage.

La « KPop » et le cinéma ont donc, en Corée du Sud, une relation particulière, presque complémentaire, l’un veillant à promotion de l’autre, et vice-versa. Grâce à cela, les idoles sont plus appréciés encore pour leurs multiples talents, et gagnent, en prime, en popularité, attirant de nouveaux fans à mesure que les films et séries où ils apparaissent récoltent de l’audience.

Un savant métissage de deux arts distincts qui, ainsi à l’unisson, conservent cependant toutes leurs qualités individuelles, décuplées par la force de l’union.

Sources :
https://www.youtube.com/channel/UC_pwIXKXNm5KGhdEVzmY60A
http://exo-m.smtown.com/
http://www.hellokpop.com/list/11-kpop-idols-who-starred-in-movies/
http://www.ygfamily.com/
http://shinee.smtown.com/Intro
http://boa.smtown.com/