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Rétrospective : MIYAVI

Si son identité n’est pas connue de tous, son visage, lui, commence à être célèbre à un niveau international. Cet homme aux multiples talents entame sa 15ème année de carrière, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle a été emplie de péripéties… Lesquelles ont conduit cet artiste à devenir celui, complet et talentueux, que des fans de plus en plus nombreux adulent aujourd’hui.
Miyavi, surnommé « le guitariste samouraï », Ishihara Takamasa de son nom réel, est sans aucun doute l’un des musiciens d’origine Japonaise les plus reconnus dans le monde. JKMusic revient sur l’incroyable parcours de cet ubiquiste Nippon !

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LE VISUAL KEI

En 2002, juste après la séparation du groupe de « Visual Kei » nommé « Dué le Quartz » dont il faisait partie, Miyavi décide de poursuivre sa carrière… Seul, sous le label PSCompany. Aussi, ses premiers pas en solo dans le monde de la musique ne l’éloignent pas du genre grâce auquel il a débuté. Mais, très vite, l’artiste s’oriente vers un style qui lui est propre : ambitieux, il puise son inspiration vestimentaire au sein du mouvement « punk » et se glisse dans la peau d’un personnage surprenant, déjanté et provocateur. Pour lui, et comme il n’a jamais manqué de le faire savoir, le « Visual Kei » n’est pas un look, mais un mode de vie. Et c’est cette conviction qui pousse le jeune homme à créer, pierre par pierre, son propre style musical. Celui-ci, pouvant être catégorisé comme étant du « Funk Rock », auquel se mêlent sans distinctions des influences « hip-hop » et « électro », plaît beaucoup, et ce succès conforte l’artiste dans sa décision de ne se fixer aucune limite. Ainsi, il se permet d’explorer à sa façon fantaisiste de nombreux horizons, mais une spécificité demeure : le slap.
Son audace et son originalité lui permettent de se distinguer de la foule de musiciens et de chanteurs au sein de laquelle il évolue, et c’est ainsi qu’en 2006, il intègre « S.K.I. N », un groupe créé par Yoshiki (X Japan), composé de Sugizo (Luna Sea) et de GACKT. Une formation réunissant donc la « crème de la crème »… Voilà qui en dit long sur le talent du « guitariste samouraï ». m3Par la suite, au fil des ans, Miyavi prend clairement ses distances avec le mouvement « Visual Kei » : petit à petit, il abandonne son excentricité au profit d’un visuel plus épuré, plus authentique, où les fioritures ne sont plus ni de rigueur ni à l’honneur… Une fluctuation que l’on peut également remarquer dans ses compositions. Ce musicien polyvalent, bien qu’il demeure en perpétuel changement, parait avoir trouvé son propre chemin, sa propre voix, indépendamment du milieu auquel il a longtemps été assimilé. Par ailleurs, en 2009, il quitte la PSCompany, mettant fin à 10 ans de collaboration.
Mais, toujours en quête d’universalité afin de transmettre ses messages (de paix pour la majorité) au plus grand nombre, Miyavi progresse de jour en jour dans sa conquête du monde, s’armant de titres comme « The Others ». Dont les paroles, très claires, prônent l’harmonie entre individus.
Avec plus de 280 000 followers sur Twitter, presque 360 000 sur sa page facebook et 260 000 sur Instagram, il n’a rien à envier aux artistes qu’il a autrefois côtoyé.

LE 7e ART

m1Dès ses débuts en solitaire, le Japonais s’intéresse au cinéma. En 2003, il interprète même son propre personnage, « Miyavi », dans le film « Oresama » (littéralement « Moi »). S’y mêlent fiction et autobiographie, un scénario qui nous guide vers une réflexion sur la vie, et sur ce que l’humain aime appeler « destin ». En effet, cet homme, qui nous semble avoir été prédestiné à tenir une guitare entre ses doigts d’or, désirait étant enfant évoluer sur les pelouses de stades, un ballon au pied… Un rêve qu’il aurait bien pu réaliser, si une blessure ne l’avait pas forcé à y renoncer. Néanmoins, ce malheur, qui l’a privé de l’espoir de faire de son sport favori son métier, a entraîné une contrepartie sans laquelle l’âme d’artiste de Ishihara Takamasa n’aurait peut-être jamais vu le jour : la découverte puis l’apprentissage de l’instrument qui deviendra son meilleur ami, et lui offrira de nouvelles perspectives d’avenir.
Puis, en 2014, Miyavi se retrouve de nouveau devant les caméras. Cette fois, il s’agit d’un film de très grande envergure : « Unbroken » (« Invincible »), réalisé par l’actrice Angelina Jolie. Il y interprète le rôle de Watanabe, un général Japonais cruel, et surtout très complexe. Fidèle à lui-même, Miyavi désire faire passer un message au travers de son art, et, comme il s’obstine par la suite à le répéter dans chaque interview, maintient, pour le citer, que « ce film est un pont entre les Etats-Unis et le Japon ». En clair, « Unbroken » est, pour lui, une réelle propagande anti-guerre, ainsi qu’un tournant inattendu dans sa carrière, qui le propulse sous les feux de la rampe aux yeux d’un public mondial.

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A L’INTERNATIONAL

Toujours en 2014, Miyavi décide de s’installer, accompagné de sa petite famille, aux Etats-Unis.
Grâce au boum médiatique engendré par le film Holywoodien, et après avoir été invité sur les plus grands plateaux télévisés tels que « The Ellen Degeneres Show », de nouvelles opportunités s’offrent à lui, avec, entre autres, la remasterisation du thème de « Mission Impossible 5 » et une campagne publicitaire pour la luxueuse marque « Piaget » dont il est l’un des visages… Sans oublier que Miyavi s’est également engagé auprès de l’UNHCR – un programme de l’ONU qui vient en aide aux réfugiés du monde entier – et a donc donné de sa personne pour venir en aide à ces individus en grande difficulté.
Entre nous, qu’existe-t-il de plus beau à offrir que sa musique, à la fois langage universel et arme d’unification ?

Ishihara Takamasa, alias Miyavi, est donc ce genre d’artistes. De ceux qui, au-delà de leur talent, de leur physique avantageux ou de leur succès, continuent de creuser dans le but d’atteindre la perfection, sans jamais se contenter des acquis, et sachant apprécier le moment présent.
Un homme doué et authentique possédant une belle philosophie, à l’image de son parcours que l’on pourrait presque qualifier d’initiatique, et qui dispose encore de bien des messages qu’il désire continuer de transmettre d’un continent à l’autre… Une foi en l’humanité et une combativité qui, il faut l’avouer, réchauffent nos cœurs, et ravivent l’étincelle d’espoir qui nous manque aujourd’hui, face à ce monde noyé dans le conflit.

Sources :

http://www.universalmusic.fr/artiste/6685-miyavi-1
https://jrockrevolution.com/miyavi-interview-2/
http://www.journaldujapon.com/2015/10/04/interview-miyavi-faire-lamour-est-vraiment-la-definition-parfaite-dun-concert/
https://www.facebook.com/MIYAVI.OFFlCIAL/