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LA K-POP

Son impact dans la vie des Sud-coréens.

Aujourd’hui, lorsqu’on prononce le terme « K-Pop », il semble presque s’être « intégré » au langage courant tant il a fait parler de lui. En effet, la « Korean Pop » (littéralement « Pop Coréenne ») est un style dont la popularité, internationale, a considérablement augmenté ces dernières années, notamment après le buzz engendré par l’artiste « 싸이 (PSY) » et son titre « 강남스다일(GANGNAM STYLE) ».

Si nous pouvons aisément estimer l’ampleur du phénomène en France, qu’en est-il de son impact sur la société Sud-Coréenne, dont il est originaire ?

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UNE PRÉSENCE QUOTIDIENNE

Au pays du Matin Calme, la « K-Pop », en tant que réel genre musical, est partout : sur les ondes, dans les émissions télévisées, dans les journaux et les magasines… Mais pas seulement, car, au-delà d’être une indéniable composante de la culture populaire Sud-Coréenne – à l’instar de la Pop Française dans notre pays – elle est constamment mise en avant à l’intention de la population, à tel point qu’il est impossible pour les citoyens d’y échapper, à moins qu’ils ne se coupent totalement de l’extérieur. Malgré eux, elle rythme leur vie.
À la radio, les pistes qui défilent en sont. Sur le petit écran, si les artistes ne se produisent pas, ils présentent ou animent. Même les publicités ne dérogent pas à la règle : il n’est pas rare d’y voir des personnalités, telles que « G-Dragon » (« BIGBANG ») ou la dernière chanteuse en vogue, choisir leur lessive dans le rayon « Produits Ménagers » d’un supermarché.
Plus que des Adonis et Vénus polyvalents, les idoles du milieu sont, d’une certaine manière, toujours auprès des consommateurs. Ils se trouvent sur les affiches promotionnelles dans les rues, se tiennent devant les entrées des boutiques sous forme de pancartes à tailles humaines, et sont même, selon les moyens de l’établissement, invités lors des festivals universitaires, ou mandatés pour venir féliciter les étudiants qui achèvent le 3ème grade au lycée (équivalent à notre terminale).
Aucune génération n’y échappe. Enfants, adolescents, adultes, et même seniors, pour lesquels cette mode n’a rien de nouveau, puisqu’elle faisait déjà partie de leur vie depuis plusieurs décennies.

ACTEURS ET PRODUITSkpop

L’on devine au premier coup d’œil que les vedettes du milieu ne sont ni plus ni moins que des acteurs économiques : leurs titres, leurs clips vidéos, les goodies à leur effigie… Toutes leurs productions, mises à disposition, sont destinées à pousser à la consommation afin d’engendrer des profits. En 2009, l’industrie rapportait à la Corée du Sud 30 millions de dollars, quand, 3 ans plus tard, en 2012, et grâce à « 싸이 (PSY) », les chiffres atteignaient 3,4 billions de dollars. Ces personnages publics à la plastique et à l’apparence étourdissantes rappellent au monde que leur continent existe, et deviennent un véritable atout pour lui.
Cependant, malgré leur immense popularité, ces stars si adulées sont avant tout des produits. Le terme peut sembler dur, il n’en reste pas moins l’entière vérité :
« Un produit est un bien ou service, matériel ou immatériel, résultant d’un processus de production. »
Et c’est ce que fait l’industrie de la « K-Pop » : elle crée des artistes. Au-delà de les entraîner jour et nuit, sans relâche, jusqu’à repousser les limites du corps humain, de les coacher pour qu’ils deviennent des musiciens, des chanteurs, des comédiens ou des danseurs hors-pairs, les labels les formatent. Plus que de seulement les façonner afin qu’ils plaisent, ils les poussent à correspondre en tous points à l’image que le public désire voir.
Cette image, c’est celle qu’impose le culte de la beauté Coréenne : un petit visage, un corps svelte, un long nez, de grands yeux, de longs cils, une peau pâle, etc. Pour présenter un tel physique à tous, grâce auquel les ventes augmentent, la chirurgie est monnaie courante, et même s’il reste tabou d’avouer avoir subi une telle opération, ce n’est un secret pour personne : la médecine esthétique et la « K-Pop » sont indissociables.

L’UTOPIE SUD-CORÉENNE

Après avoir été transformés jusqu’à personnifier la beauté, ces perfections humaines envahissent le quotidien de ceux pour lesquels elles ont été conçues. Elles deviennent un exemple national, adulées par la foule d’êtres normaux dont elles faisaient autrefois partie. Naturellement, cette pléiade d’admirateurs admire, envie, s’inspire de ces coqueluches… Se calquant, en fait, sur l’image qu’elles renvoient, tout comme notre société le fait en tentant d’imiter les mannequins.
Parmi les consommateurs de « K-Pop », beaucoup de jeunes gens étudient rigoureusement la musique, d’autres passent des heures à danser, certains font même les deux, et si tous les adolescents Sud-Coréens n’aspirent pas à faire partie de « l’élite », il faut admettre qu’ils sont tous plus ou moins influencés par son omniprésence.
Mais l’avantage de cette utopie, car il y a un bon côté à tout, c’est qu’elle fait rêver, tout simplement. Dans la société dont il est question, où il est si difficile de trouver sa place, chacun a besoin de sa part de magie, d’un univers merveilleux où se réfugier. Les idoles redonnent espoir et rendent heureux.
La « K-Pop » est très importante pour le pays. Elle est à la fois ce qui maintient son économie au niveau international mais aussi ce qui « motive ses troupes », leur donne des objectifs, leur offre du divertissement… Mais les emprisonne également dans une cage dorée, depuis laquelle ils ne peuvent qu’effleurer un idéal impossible à atteindre.

 

Sources :

http://www.etudier.com/dissertations/Acteurs-Economique/68180.html ( acteur économique )
http://www.bbc.com/news/world-asia-pacific-13760064
http://www.news.com.au/entertainment/music/the-dark-side-of-kpop-what-lurks-beneath-the-surface-of-this-perfect-plastic-world/news-story/bfa6f7bd0ab5e6c985d43c8a680cabb6
http://www.etudier.com/dissertations/Acteurs-Economique/68180.html (acteur économique)
http://www.bbc.com/news/world-asia-pacific-13760064
http://www.news.com.au/entertainment/music/the-dark-side-of-kpop-what-lurks-beneath-the-surface-of-this-perfect-plastic-world/news-story/bfa6f7bd0ab5e6c985d43c8a680cabb6